Exposition

Du 17 mai 2017 au 16 juillet 2017

La nouvelle maison des jours meilleurs

habitat temporaire et modulaire, ici et ailleurs

Concours biennal de microarchitecture, Mini Maousse est ouvert aux étudiants des écoles d’architecture, d’ingénierie et de design. Sur les 200 projets reçus, huit ont été sélectionnés, dont un fait l’objet d’une expérimentation grandeur nature à Nantes. L’exposition « Habiter le temporaire. La nouvelle maison des jours meilleurs » propose de découvrir les projets lauréats et mentionnés, mis en regard des situations de mal-logement aujourd’hui en France et des solutions que peut proposer l’architecture.

En 1956, à la demande de l’Abbé Pierre, l’ingénieur Jean Prouvé propose La Maison des jours meilleurs. Inventée pour pouvoir être construite en série et montée en quelques heures, elle est saluée par Le Corbusier comme « le plus parfait moyen d’habitation », et démontre la possibilité de l’industrialisation de l’habitat pour répondre à la situation catastrophique du logement.

Le concours Mini Maousse a proposé aux étudiants de s’inscrire dans cette filiation technique et idéologique. Comme il y a soixante ans, le mal-logement en France demeure une honte ; selon le rapport de la Fondation Abbé Pierre, près de 4 millions de personnes sont mal logées en France, dont 85 000 vivent dans une habitation de fortune toute l’année. Dans cette problématique où se croisent de multiples enjeux sociaux, humanitaires ainsi que de conception, il s’agissait d’imaginer, en faisant appel au bois, une maison modulable, adaptable, empilable et transportable pour des individus isolés comme pour des familles. La beauté de ces nouvelles Maisons des jours meilleurs est dans la place centrale qu’elles accordent à l’humain et dans la justesse des solutions et des conditions de production qu’elles proposent.

L’exposition propose de découvrir les 8 projets lauréats et les 17 projets mentionnés à travers maquettes, images et éléments d’architecture. Elle montre la réponse d’une jeune génération d’architectes sur un enjeu de société, fait redécouvrir la Maison des jours meilleurs de Jean Prouvé, et montre le travail sensible des dessinateurs Laurent Maffre et Cendrine Bonamy sur cette question.